De la mine jusqu'à l'écrin

La vie d’un diamant commence avec les bouleversements des couches terrestres survenus il y a des millions d’années. Voici les étapes clés de ce long voyage :

 
mine diamant

L'exploitation des mines de diamant

Le diamant s’est cristallisé dans les entrailles de la terre (à environ 200 km de profondeur) sous des pressions considérables (75 000 kg au cm²) et à des températures très élevées (2000 à 2500 °C) dans des milieux riches en carbone.

Ces cristaux sont ensuite remontés vers la surface de la terre, éjectés par les éruptions volcaniques mêlées à la roche appelée Kimberlite ou “blue ground” en raison de sa couleur gris bleuté.

Au fil des ans, une érosion s’est produite, altérant la kimberlite et la transformant en une roche plus tendre appelée “yellow ground”. Les diamants s’en sont alors progressivement détachés et ont été entraînés par le ruissellement des eaux parfois jusqu’à la mer. La découverte de ces cristaux entraîne différents types d’exploitation en fonction de la nature des gisements.

On distingue 3 types de gisements :

  • Les gisements primaires : mines à ciel ouvert qui deviennent des mines souterraines lorsque l’exploitation à ciel ouvert n’est plus rentable.
  • Les gisements secondaires : on traite les alluvions des cours d’eau. Ce type d’exploitation peut être industriel ou artisanal.
  • Les gisements littoraux et marins

Dans ces trois cas, le travail consiste à déplacer des quantités considérables de minerai, sable, terre et alluvions. En moyenne, pour 20 tonnes de minerai, on extrait 1 g (5 carats) de diamant, ce qui explique le prix très élevé du diamant.

Traitement du minerai

Le minerai est transporté en usine pour être concassé et tamisé afin de libérer le diamant de sa gangue. Puis on procède au lavage pour éliminer les boues et une partie du minerai.

Ensuite, les résidus sont passés dans des agitateurs et séparateurs à liqueur dense, ce qui permet d’isoler les cristaux grâce à leur différence de densité. La récupération finale du diamant se fait sur des courroies enduites d’une graisse épaisse sur laquelle le diamant sera le seul à adhérer. Les diamants sont enfin récupérés en faisant fondre la graisse sur les courroies.

 

Triage du diamant

Un tri est effectué pour classer le diamant :

  • Le diamant « qualité gemme » destiné à la joaillerie (15% de la production mondiale environ)
  • Le diamant à usage industriel, très utilisé dans la fabrication des filières et des outils de forage (39% de la production mondiale environ)
  • Le crushing-bort, la plus mauvaise qualité de diamant, réduit en poudre et utilisé pour le matériel de coupe (scie diamantée). Il représente 46% de la production mondiale de diamant.
 
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Les principaux pays producteurs

Les principaux pays producteurs sont le Bostwana, l’Afrique du Sud, la Russie et le Canada. Il est quasiment impossible de connaître l’origine d’un diamant ou de savoir de quelle mine il a été extrait. Dans certains pays d’Afrique cependant, le commerce du diamant alimente de façon plus ou moins frauduleuse les trafics divers et les guerres. Les acteurs de la chaîne de production du diamant se sont donc concertés pour mettre en place des procédures strictes dans ce domaine (Processus de Kimberley, RJC), interdisant l’achat de ces « diamants du sang » issus de zones de conflits.

 

Le processus de Kimberley

Depuis 2003, la Commission Européenne a adopté un système de certification afin que ce commerce ne puisse plus se développer au service des conflits armés. Ce système de certification est appelé le Processus de Kimberley.

De nombreux pays ont signé ce traité selon lequel les pays producteurs contrôlent la production et le transport des diamants bruts de la mine jusqu’au point d’exportation. Ces diamants sont scellés de façon inviolable et accompagnés d’un certificat du Processus de Kimberley. Toute autre exportation est interdite.

Le RJC (Responsible Jewelry Council) impose une traçabilité du diamant de bout en bout de la chaîne, depuis la production jusqu’à la commercialisation, en passant par la transformation et l’acheminement. Les sociétés adhérentes sont en mesure de prouver la totale traçabilité des diamants qu’elles produisent, transforment ou mettent en vente et garantissent leurs pratiques éthiques. Des organismes indépendants contrôlent régulièrement leur activité.

Adamence n’achète ses diamants qu’auprès de fournisseurs respectueux du Processus de Kimberley. /p>