Le diamant a cristallisé dans les entrailles de la terre (environ 200 km de profondeur), sous des pressions considérables (75 000 kg au cm²) et à des températures très élevées (2000 à 2500 °C) dans des milieux riches en carbone.
De façon schématique, les cristaux ont été éjectés par les éruptions volcaniques mêlées à la roche appelée Kimberlite ou “blue ground” en raison de sa couleur gris bleuté.
Au fil des ans, une érosion s’est produite en altérant la kimberlite et en la transformant en une roche plus tendre appelée “yellow ground”. Les diamants s’en sont alors progressivement détachés et ont été entraînés par le ruissellement des eaux parfois jusqu’à la mer. La découverte de ces cristaux entraîne différents types d’exploitation en fonction de la nature des gisements.
On distingue :
Dans ces trois cas, le travail consiste à déplacer des tonnes de minerai, sable, terre et alluvions nécessitant l’emploi d’engins de terrassement et d’explosifs pour un résultat somme toute dérisoire : en moyenne, pour 20 tonnes de minerai, compter 1 g (5 carats) de diamant.
Le minerai est transporté en usine pour être concassé et tamisé afin de libérer le diamant de sa gangue. Puis l’on procède au lavage qui élimine les boues et une partie du minerai. Ensuite on passe les résidus dans des agitateurs et séparateurs à liqueur dense, ce qui permet de séparer les cristaux grâce à leur différence de densité. La récupération finale du diamant va se faire sur des courroies enduites d’une graisse épaisse dans laquelle le diamant sera le seul à adhérer. Ces courroies sont raclées et les diamants sont enfin récupérés en faisant fondre la graisse.
Il est quasi impossible de connaître l’origine ou de savoir de quelle mine est extrait tel ou tel diamant.
Mais on a la certitude que chaque pierre a une origine légitime. En effet, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a sanctionné le Liberia alors qu’il soutenait les mouvements rebelles en Angola et dans la Sierra Léone. Malgré ces sanctions, les “diamants de la guerre” ont continué à pénétrer le commerce légitime.
Depuis 2003, la Commission Européenne a adopté un système de certification afin que ce commerce ne puisse plus se développer au service des conflits armés. Ce système de certification est appelé le Processus de Kimberley.
De nombreux pays ont adopté ce traité selon lequel les pays producteurs contrôlent la production et le transport des diamants bruts de la mine jusqu’au point d’exportation. Ces diamants sont scellés de façon inviolable et sont accompagnés d’un certificat du Processus de Kimberley. Toute autre exportation est interdite.
Adamence propose des diamants dans le respect du Processus de Kimberley.
Les différentes étapes de la taille du diamant
La De Beers détient une grande partie de l’exploitation des mines ou de leur production (33% de la production mondiale environ).
Elle a le pouvoir sur les flux de marchandises, ce qui lui permet de contrôler les prix. L’organe de commercialisation de la De Beers s’appelle la Diamond Trading Company (DTC) ; elle reçoit la totalité des diamants De Beers. La DTC contrôle 70% de la commercialisation du diamant (contre 85% jusque dans les années 1990).
La DTC a mis au point un système unique en son genre : 290 acheteurs sont tout d’abord sélectionnés. La DTC prépare des lots appelés “sights”, ou “vues”, qu’elle impose à ces 290 acheteurs privilégiés, “sights holders” ou “détenteurs de vues”. Chaque année, un lot masqué est présenté aux acheteurs (une sorte de “boîte noire”), que ces derniers ne peuvent refuser qu’une fois dans leur vie sous peine d’exclusion. Le lot est donc imposé, et l’acheteur ne peut refuser ! Et pourtant, tout le monde se bat pour être un de ces fameux “sights holders”. La valeur des lots peut atteindre deux millions de dollars.
Le marché “outside” est le marché qui n’est pas contrôlé par la DTC.
La moitié des diamants taillés dans le monde transite par le marché d’Anvers. L’essentiel des diamants d’Adamence est acheté à Anvers, par le bureau sur place.
Le Conseil Supérieur du Diamant (Hoge Raad voor Diamant, HRD) défend et protège les intérêts du commerce et de l’industrie du diamant belge.