Lorsque la nuance de ces tons est très légère, on classe le diamant dans la catégorie des blancs. Des échelles de couleur ont été établies dans différents pays, mais celle du Gemological Institute of America (GIA) fait autorité au niveau international.
Pour apprécier la couleur d’un diamant, il faut le poser dans un pli de bristol très blanc et l’observer par la culasse pour ne pas être troublé par le feu des facettes. C’est ainsi que la pierre offre son maximum de transparence. L’œil peut mieux juger de la matière elle-même.
Le recours et le rôle des pierres étalons, ou “master stones”. L’observation à l’œil nu doit se faire sous une lumière très blanche et non sous un éclairage iodé. Pour des diamants jusqu’à 1,50 ct, l’échantillon doit peser au minimum 0,25 ct. Pour des diamants plus importants, le poids doit se situer entre 0,50 et 0,75 ct minimum. En effet, plus le diamant est grand, plus la couleur est intense. L’attribution d’une couleur peut donc être discutable. Il arrive que deux diamants soient donnés pour un H, par exemple, et qu’en les comparant on en distingue une plus blanche que l’autre. L’une sera plus proche du G et l’autre plus proche du I. Afin que ne subsistent aucun doute ou litige, les laboratoires émetteurs de certificats utilisent le spectrophotomètre, appareil capable de déterminer la couleur, pour obtenir un résultat tout à fait objectif.
Ainsi un diamant rouge de 0,90 ct s’est-il vendu 750 000 euros dans les années 1990 !