Diamant Brut, Exploitation mines de Diamant - Adamence

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De la mine jusqu'à l'écrin

La vie d’un diamant commence aux origines de la terre par la violence des éléments qui le constituent puis celle des processus d’extraction, pour se terminer délicatement dans un écrin de joaillier, objet de désir et symbole d’amour. Les étapes clés de ce long voyage :

L'exploitation des mines de diamant

Le diamant a cristallisé dans les entrailles de la terre (environ 200 km de profondeur), sous des pressions considérables (75 000 kg au cm²) et à des températures très élevées (2000 à 2500 °C) dans des milieux riches en carbone.

De façon schématique, les cristaux ont été éjectés par les éruptions volcaniques mêlées à la roche appelée Kimberlite ou “blue ground” en raison de sa couleur gris bleuté.

Au fil des ans, une érosion s’est produite en altérant la kimberlite et en la transformant en une roche plus tendre appelée “yellow ground”. Les diamants s’en sont alors progressivement détachés et ont été entraînés par le ruissellement des eaux parfois jusqu’à la mer. La découverte de ces cristaux entraîne différents types d’exploitation en fonction de la nature des gisements.

On distingue :

  • Les gisements primaires : mines à ciel ouvert qui deviennent mines souterraines lorsque l’exploitation à ciel ouvert n’est plus rentable.
  • Les gisements secondaires : où l’on traite les alluvions. Ce type d’exploitation peut être industriel ou artisanal, c’est le cas des “garimpeiros” au Brésil
  • Les gisements littoraux et marins

Dans ces trois cas, le travail consiste à déplacer des tonnes de minerai, sable, terre et alluvions nécessitant l’emploi d’engins de terrassement et d’explosifs pour un résultat somme toute dérisoire : en moyenne, pour 20 tonnes de minerai, compter 1 g (5 carats) de diamant.

Traitement du minerai

Le minerai est transporté en usine pour être concassé et tamisé afin de libérer le diamant de sa gangue. Puis l’on procède au lavage qui élimine les boues et une partie du minerai. Ensuite on passe les résidus dans des agitateurs et séparateurs à liqueur dense, ce qui permet de séparer les cristaux grâce à leur différence de densité. La récupération finale du diamant va se faire sur des courroies enduites d’une graisse épaisse dans laquelle le diamant sera le seul à adhérer. Ces courroies sont raclées et les diamants sont enfin récupérés en faisant fondre la graisse.

Triage du diamant

Un tri sera effectué pour classer le diamant :

  • Le diamant gemme destiné à la joaillerie (15% de la production mondiale environ)
  • Le diamant à usage industriel, très utilisé dans la fabrication des filières et des outils de forage (39% de la production mondiale environ)
  • Le crushing-bort, la plus mauvaise qualité de diamant, est réduit en poudre et est utilisé pour le matériel de coupe (scie diamantée). Il représente 46% de la production mondiale de diamant.

Les principaux pays producteurs

Il est quasi impossible de connaître l’origine ou de savoir de quelle mine ait été extrait tel ou tel diamant.

Mais on a la certitude que chaque pierre a une origine légitime. En effet, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a sanctionné le Liberia alors qu’il soutenait les mouvements rebelles en Angola et dans la Sierra Léone. Malgré ces sanctions, les “diamants de la guerre” (blood diamonds) ont continué à pénétrer le commerce légitime.

Le processus de Kimberley

Depuis 2003, la Commission Européenne a adopté un système de certification afin que ce commerce ne puisse plus se développer au service des conflits armés. Ce système de certification est appelé le Processus de Kimberley.

De nombreux pays ont adopté ce traité selon lequel les pays producteurs contrôlent la production et le transport des diamants bruts de la mine jusqu’au point d’exportation. Ces diamants sont scellés de façon inviolable et sont accompagnés d’un certificat du Processus de Kimberley. Toute autre exportation est interdite.

Adamence propose des diamants dans le respect du Processus de Kimberley.